Enfin au Prarion des Houches !

27/07/2016

Après deux années de repli pour cause de pluie, le Cosmo a pris place au Prarion. Est-ce que parce qu'Andreas Schaerer a entonné la Rain Dance d'Herbie Hancock ? Cette fois ci, c'est le Cosmo qui s'est joué de la pluie.
 
Quel phénomène est le chanteur Andreas Schaerer ! Il est comme une bouteille d'eau frizzante, sans cesse en effervescence.... Qu'il yoddleïse sur des rythmes inhabituels, avec beaucoup d'altitude dans la voix, avec laquelle il joue beaucoup, comme quand il la modifie dans le grave à l'aide d'un appareil électronique. Cela étant il n'a pas besoin d'artifice tant ses possibilités sont surprenantes ! Qu'il se lance dans une complainte italienne après avoir fait la beat-box dans un morceau très urbain, qu'il introduise dans un scat de l'Afrique, ou bien que sa voix prenne le timbre d'un cuivre le temps d'un troublant solo. 
 
De sa voix aussi il crie comme une chouette et c'est là, l'immense pouvoir de suggestion de la musique, alors que le soleil est à son zénith, nous voilà dans un paysage sonore nocturne, avec des nappes de sons flottantes... Aucun des morceaux ne se ressemblent - et même on peut imaginer que ces musiciens aiment nous prendre à contre pied, et  sans cesse nous surprendre.
Si avec le percussionniste Lucas Niggli, Andreas Schaerer a beaucoup tourné, la collaboration avec l'accordéoniste Luciano Biondini et Kalle Kalima à la guitare est toute neuve. Les deux hommes ont apporté de nouvelles compositions, et la complicité dans le groupe est déjà grande. 
Le public - peut être plus de 2000 personnes montées au Prarion - en redemande, un bis puis deux avant que le ciel ne les arrête... 

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